Des bouteilles en plastiques consignées prévues par la loi anti-gaspillage

D’ici 2022, il est possible que nous revenons au système des consignes pour les contenants. Mais cette fois pas seulement pour les contenants en verre, mais également ceux en plastique. Cela permettrait une meilleure gestion des déchets, et une planète, on l’espère, plus propre.

Les acteurs anti-gaspi vont bientôt porter leur nom au delà du gaspillage alimentaire, car la loi qui entre en vigueur, prévoit de s’attaquer à différentes formes de gaspillage.

Article de l’Union, publié le 12/09/2019


Projet de loi « anti-gaspillage » : chaque bouteille recyclée pourrait rapporter 15 centimes


Dans le cadre du projet de lois « anti-gaspillage », le gouvernement envisage de remettre des consignes pour les bouteilles en plastiques.

Les conclusions d’un pré-rapport au projet de loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire » affirment qu’un retour des consignes à bouteilles permettrait à la France de collecter et recycler ses déchets plus efficacement. Mais le prix de la bouteille rapporter suscite un débat. Il faut que le montant soit assez élevé afin de motiver les Français à conserver les récipients, puis de se déplacer pour les jeter.

Quel prix et quelle matière ?

D’après Les Échos, le gouvernement aurait décidé qu’une bouteille en plastique, peut importe sa contenance ainsi qu’une canette rapporterait 15 centimes d’euros. Jacques Vernier, le président du comité de pilotage de la consigne, précise que si le prix est inférieur à 10 centimes, cela n’intéresse pas les gens. En revanche un prix plus élevé poserait problème par rapport aux eaux minérales les moins chères du marché, dont ça doublerait le prix.
Autre polémique liée au retour des consignes à bouteilles, que faire des déchets récoltés ? Les auteurs du pré-rapport doivent se pencher sur cette question, alors que seul le modèle allemand qui recycle les bouteilles a été étudié. Autre question sur la table : la consigne pour les bouteilles en verre. « Pour le verre comme pour le reste, la consigne n’est qu’un des outils possibles pour effectuer du réemploi », estime Jacques Verdier.

Les professionnels s’inquiètent

Certaines collectivités, craignant une diminution de leurs revenus ont exprimé des craintes. Mais ces dernières sont vite balayées par le président du comité de pilotage de la consigne. Il précise au quotidien qu’avec « la loi Grenelle I, elles ne perdront rien : Citeo (l’écorganisme emballages) doit toujours aux collectivités 80 % du coût de traitement + 20 % des recettes de vente de la matière. On perdrait 60 millions d’euros de vente de matière (si bouteilles plastiques et canettes sont concernées par la consigne), soit 12 millions pour les collectivités : c’est dans l’épaisseur du trait ! Et d’ailleurs l’État pourrait décider de les compenser ».
Les professionnels du tri et du recyclage s’inquiètent eux aussi craignent une perte de revenus, le surdimensionnement de centres de tri adaptés à l’élargissement en cours des consignes tri, le risque de déstabilisation de la filière au profit des fabricants de soda.

Une application dès 2022 ?

Brune Poirson espère que la consigne pour les emballages de boisson pourra se faire d’ici à 2022. Au ministère, on souligne que le choix des modalités n’est pas fait, et concerne potentiellement tous les types d’emballages, bouteilles plastiques, cannettes en métal et verre.

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