Too Good To Go critiqué

Au départ, l’application avait pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire produit par les commerçants. Cependant, on remarque dans certains cas, comme ici à Perpignan, que certains utilisateurs en ont un usage plus économique qu’écologique.

Un article de Midi Libre, publié le 13/01/2019, rédigé par Diane Sabouraud

Perpignan : l’application “anti-gaspillage” a un goût amer



L’application To Good To Go met en lien des commerçants qui ont des produits invendus et des clients qui peuvent ainsi les sauver de la poubelle en les achetant pour quelques euros. À Perpignan, une professionnelle inscrite depuis trois ans relève que certains utilisateurs sont plus attirés par la réduction de prix que par la conscience écologique.

Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est la principale raison de la création de l’application Too Good To Go. Le principe de ce réseau est simple : au lieu de jeter ses invendus de la journée, le commerçant les inscrits sur la plateforme.

L’utilisateur, grâce à la géolocalisation, accède aux offres disponibles près de chez lui. Il réserve les produits (sans en connaître la nature) sur l’application et il les récupère dans la foulée. Un argument écologique et économique, puisque les produits sont vendus à des prix très bas.

À Perpignan, en août dernier, 1 500 utilisateurs étaient inscrits. Quant au nombre de commerçants, ils étaient 575 sur l’ensemble de la région. Marjorie Fonda, gérante de Dubble, rue Louis-Blanc à Perpignan, propose des paniers surprises quatre fois moins chers que ses prix habituels, depuis trois ans déjà.

“L’idée est très bonne mais le problème, c’est la mentalité de certains utilisateurs. Certaines personnes ont été virulentes avec moi car je ne proposais pas assez de produits ou parce qu’ils ne pouvaient pas choisir les aliments. D’autres me demandent de leur fournir gratuitement un sac, des couverts, des serviettes… On sort totalement du principe d’anti-gaspillage. Beaucoup viennent uniquement pour la réduction de prix”, témoigne-t-elle.

La mentalité anti-gaspillage, ce n’est pas encore gagné.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *