Une épicerie pour lutter contre la précarité étudiante, et le gaspillage alimentaire

A Rennes, des étudiants ont mis en place des frigos partagés, au sein d’une épicerie afin d’y déposer, ou de récupérer des aliments en trop. Une initiative plutôt intelligente qui pallie à un double problème de société.

Un article de redon.maville.com, publié le 16/01/20, rédigé par Virginie Ennée

Vivre ensemble. En un an, 14 tonnes de nourriture données à l’épicerie étudiante de Rennes 2



En un an d’existence, l’épicerie étudiante de l’université Rennes 2 a distribué 14,2 tonnes de produits alimentaires issus d’invendus de supermarchés. Une solution contre la précarité étudiante et le gaspillage alimentaire.

Elle a vu le jour il y a tout juste un an, en janvier 2019, dans une université qui compte 42 % de boursiers, qui n’ont pas toujours les moyens de faire trois repas par jour, et encore moins de s’offrir certains produits comme des fruits et des légumes frais.

Légumes, viande, yaourts…
D’où cette initiative unique en France, montée par une poignée d’étudiants et soutenue par la présidence de l’université Rennes 2, qui a le double avantage de lutter contre la précarité étudiante et contre le gaspillage alimentaire. Ce sont ainsi « 14,2 tonnes d’invendus de supermarchés des environs qui ont pu être revalorisés lors de plus de soixante distributions », rapporte Hélène, ancienne étudiante restée bénévole.

De l’épicerie et des produits frais (fruits, légumes, yaourts, viande, plats préparés…) remplissent ainsi chaque lundi des réfrigérateurs du petit local situé dans un bâtiment de l’université en attendant la distribution de 18 h, pour laquelle il n’est pas rare de voir une queue d’une dizaine de mètres de long se former plus d’une heure avant.

Une heure avant l’ouverture, chaque lundi à 18 h, les étudiants font déjà la queue devant l’épicerie gratuite. | Archives Marc Ollivier En plus des denrées récupérées chaque semaine par les étudiants bénévoles dans des supermarchés, des plats non consommés (ni entamés) des cantines rennaises sont aussi récoltés et distribués les mardis et vendredis. Chacun vient alors avec ses boîtes hermétiques.

Pour éviter toute stigmatisation (et donc ne freiner personne), aucun document d’identité ni justificatif de ressources n’est demandé. Mais tout le monde joue le jeu et respecte le panier type, annoncé par les bénévoles en fonction de ce qui a été récolté. Un coup de pouce dont 2 420 étudiants, sur les 21 000 que compte l’université, ont pu bénéficier depuis un an.

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